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Une chercheuse à l'Institut de chimie de Nice recoit une bourse européenne

Cornelia Meinert, chercheuse à l'Institut de chimie de Nice, a reçu une ERC Starting Grants, le prix du Conseil européen de la recherche. Elle se verra bientôt attribuer un budget de 1,5 million d’euros pour monter sa propre équipe de chercheurs. Son domaine : l'homochiralité de l'ARN

Cornelia Meinert étudie les propriétés de la matière et notamment l'asymétrie "naturelle" qui se retrouve dans de nombreuses structures biologies ou géologiques.
Son travail lui vaut aujourd'hui les honneurs d'une médaille de bronze du CNRS, qui lui sera remise en novembre prochain. Cette distinction représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.
Elle a par ailleurs décroché le graal des chercheurs, une ERC Starting Grants, une bourse européenne de 1,5 million d'euro pour poursuivre son travail au sein de l'Institut de chimie de Nice.

D’origine allemande, Cornelia a commencé ses études scientifiques en 1999 à l’Université de Rostock et a obtenu sa thèse de doctorat à l’Université de Leipzig en 2011 avant de venir en France pour faire un post-doctorat à l’Institut de chimie de Nice. Elle a réussi le concours de chargée de recherche au CNRS , et a donc poursuivi son travail à l’Institut de chimie.

Ses expériences combinent actuellement des approches de spectroscopie - étude des rayonnements électromagnétiques émis, absorbés ou diffusés par la matière-  et de chimie analytique, plus précisément la partie de la chimie qui concerne l'analyse des produits, c'est-à-dire l'identification et la caractérisation de substances chimiques connues ou non.

Les derniers résultats obtenus par Cornelia ont révélé la présence de « ribose » dans un modèle de glace interstellaire, ce qui a permis d'ouvrir une nouvelle voie à ses recherches sur l’origine de l’homochiralité de l'ARN. Le ribose est un sucre (ose) essentiel à l'organisme qui entre dans la composition des nucléotides de l'ARN. Retrouver ce ribose dans un échantillon interstellaire pourrait donc expliquer l’origine de la vie sur Terre.

 

Article publié le 14/09/18