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L'Observatoire de Nice lancé dans le projet de radiotéléscope géant SKA-Observatory

Le radiotéléscope géant SKA-Observatory sera une sorte de super calculateur qui va permettre de réaliser des avancées dans tous les domaines de l'astrophysique. La construction de ce radiotélescope géant appelé à révolutionner l'astronomie se fera entre 2021 et 2029 "mais l'exploitation des données pourra commencer plus rapidement sur les parties installées au fur et à mesure".
@ SKA O - SKA Observatory

A l'occasion de la première réunion du Conseil de SKA Observatory (SKAO) qui s'est déroulée les 3 et 4 février 2021, la France a exprimé le souhait de devenir membre de cette organisation intergouvernementale qui assurera la construction puis l'exploitation de ce qui sera le plus grand instrument de radioastronomie jamais réalisé. L'Observatoire de la Côte d'Azur est très impliqué dans ce projet notamment au travers des responsabilités de Chiara Ferrari, astronome au laboratoire Lagrange (CNRS-OCA-Université Côte d'Azur), directrice de la Maison SKA France, qui a été chargée de piloter le projet SKA-Observatory du côté des chercheurs français.

Ce consortium académiques-entreprises qui coordonne la préparation française au projet SKA (Square Kilometer Arra), est piloté par le CNRS et, depuis 2018, a vu l’adhésion de 7 établissements de recherche (CNRS, Observatoire de Paris-PSL, Observatoire de la Côte d’Azur, Université de Bordeaux, Université d’Orléans, Inria, CEA) et 7 entreprises (Air Liquide, Atos, CALLISTO, FEDD, KALRAY, Thales, CNIM).

Le siège du projet est basé au Royaume Uni, sur le site historique du Jodrell Bank Observatory, près de Manchester.

Il s'agit de construire, avec plus de quinze autres pays, deux bases en Afrique du Sud et en Australie "près de 200 paraboles en Afrique du Sud et plus de 130.000 petites antennes de dimension de celles que l'on trouvait sur les toits pour capter la télévision qui seront installées dans des zones désertiques en Australie. Ce seront des capteurs pour observer des lumières, des fréquences en bande-radio, des composants de l'univers... des traces des gaz d'hydrogènes qui se trouvent dans les galaxies et même celles qui proviennent d'une période précédent la formation des galaxies" (...) "On pourra étudier l'Univers, le ciel comme jamais cela n'a été possible" et donc pour la première fois capter ces gaz qui existaient à la formation de tous les objets lumineux de l’Univers.

Le CNRS qui a classé SKA parmi ses priorités, estime qu'après la mise en service de l'instrument, la communauté scientifique française impliquée dans son exploitation dépassera le nombre de 400 chercheurs dans les domaines de l'astrophysique, de la cosmologie et de la physique fondamentale auxquels il faudra ajouter les chercheurs d'autres domaines intéressés par les enjeux numériques, technologiques, méthodologiques et sociétaux de SKA.

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Article publié le 29 avril 2021